M. et Mme Pianet - plaque de verre

photographie

N° d'inventaire

MHNT.PHa.MX.03.006

Nombre d'objets

1

Désignation

M. et Mme Pianet

plaque de verre

Création/Exécution

Créateur, éxécutant

Trutat Eugène

  • PrénomEugène
  • NomTrutat
  • Complément du nomCharles, Louis
  • Naissance25/08/1840
  • LieuVernon
  • Décès06/08/1910
  • LieuFoix
  • Activitésphotographe
  • Activitéspyrénéiste
  • Activitésconservateur
  • Activitéspréparateur
  • Activitésdirecteur de musée
  • Activitésprofesseur de zoologie
  • Activitésmembre du Club alpin français
  • Activitésmembre de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse
  • Activitésmembre de la Société de photographie de Toulouse
  • Activitésmembre du Photo-club Toulousain
  • Notice biographiqueFils de Félix Trutat et Marie Louise Sabatier, il suit une formation en médecine et est dispensé de service militaire en 1861 pour myopie1. Il commence la photographie très tôt, initié par un ami de son père Civiale, et s'illustre en photographiant une éclipse en 1862. Également passionné de pyrénéisme et naturaliste, il est conservateur dès l’ouverture en 1865, assure l'intérim après l'éviction de Filhol en 1872 puis directeur du muséum de 1890 à 1900.
    Il dispense des cours publics de zoologie au muséum ainsi que des conférences avec projections, dont il est considéré comme l’un des précurseurs2 à une époque où l’électricité n’est pas encore distribuée3. Il a amélioré le matériel de projection pour l'alléger.

    ‘‘Évitez surtout la monotonie d’une présentation de tableaux : variez votre phrase de début le plus possible : ceci représente... nous voici devant... nous arrivons... nous nous arrêterons... ou mieux mettez de côté résolument toutes ces phrases banales et parlez du tableau qui vient d’apparaître sur la toile sans en donner tout d’abord le titre ; avec un peu d’habitude il est aisé d’éviter ce défaut capital : la monotonie’’

    Des projections, de leur utilité et de leur mode d'emploi, Trutat, 1894

    Il participe aux fondations de la Société d'histoire naturelle de Toulouse en 1866 et de la Société de photographie de Toulouse en 1875 avec Charles Fabre. Cette même année, il photographie les inondations de la crue de la Garonne.
    Il publie de nombreux ouvrages sur la photographie et ses applications, dont La photographie appliquée aux sciences naturelles en 1884. En 1891, il soutient sa thèse : Essai sur le desman des Pyrénées.
    Il est proche de Maurice Gourdon, Félix Régnault et Émile Belloc avec qui il explore les Pyrénées.
    Il effectue également des missions sous la tutelle du Ministère de l'Instruction publique notamment un voyage en Italie (1888) et l'étude des anciens glaciers des Pyrénées et de l'Espagne (1881). Il se rend en Algérie en 1881 pour le 10e congrès de l'AFAS avec Georges Ancely et Félix Régnault, séjour qu'il met à profit pour prendre des photographies et acheter un lot d'items ethnographiques à Abraham Moraly pour le compte du muséum.
    Le muséum acquiert 1010 de ses clichés le 23 novembre 1910 et quoique le registre ne le mentionne pas, la vendeuse est probablement Caroline Trutat4.

    ‘‘L'historiographe des Pyrénées, Henri Béraldi, ne l'a-t-il pas soupçonné ? « La photographie aux Pyrénées, dit-il, Trutat la personnifie quarante ans. Depuis le primitif collodion humide au Nethou jusqu'au cinématographe de la bataille des fleurs à l'allée d'Étigny. Trutat, ajoute-il, a été l'apôtre, le vulgarisateur de la conférence pyrénéiste, conférencier sobre et élégant, comme un professeur qui a la longue expérience d'un cours devant un auditoire empressé (au Muséum de Toulouse) ». Ce qui est certain, c'est que dans les Facultés où la lanterne magique de Trutat donnait lieu à des propos assez dédaigneux, il y a partout, aujourd'hui, des appareils à projection en usage. Et voici que Trutat étant mort, le professeur de géologie à la Faculté des sciences et conservateur au dit Muséum de Toulouse, M. Paquier, a pu faire pour l'un et l'autre établissements l'achat de tous ses clichés négatifs au nombre de plusieurs milliers. Trutat les avait patiemment classés, enveloppés, étiquetés. C'est une chance heureuse pour l'archéologie, l'alpinisme, la géographie, la géologie de notre Midi’’

    Hommage de Cartailhac, le Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, nov. 1910

    1. 1 R 210 - 1860, Trutat Charles Louis Eugène - AD31
    2. Dictionnaire des rues de Toulouse, Pierre Salies, 1989
    3. L’éclairage électrique des voies publiques du centre ville de Toulouse débutera en 1888, alimenté par la centrale hydroélectrique du Bazacle alors détenue par des actionnaires privés, l’électricité sera nationalisée par le Conseil National de la Résistance (CNR) en 1946 qui crée EDF. La centrale hydroélectrique du Ramier, quant à elle, est mise en service en 1922. Le muséum sera progressivement relié au réseau à partir de la fin des années 1920 (Le Bazacle – Wikipédia ; Le Midi socialiste, 7 janv. 1937 – BM de Toulouse, cote P010, Rosalis; Usine du Ramier, Patrimoines en Occitanie, consulté le 15 fév. 2020).
    4. Registre d'inventaire A 06 11 09
  • A 06 11 04 Paléontologie tertiaire Ères primaires et secondaires - copie des fiches
  • A 06 11 09 Registre d'inventaire 1880-1937
  • [AN Leonore] L2655003 Trutat, Eugène, LH//2655/3
  • [BIB. Cartailhac] C 2036 Cent ans de préhistoire toulousaine
  • OCLC 461974836 Dictionnaire des rues de Toulouse : voies publiques, quartiers, lieux-dits, enseignes, organisation urbaine
  • [AD31] 1 R 210 - 1860, Trutat Registre de matricule : Trutat Charles Louis Eugène

Époque, datation

1916 : avant

Lieu de création

Toulouse

  • Terme génériqueHaute-Garonne

Mesures

largeur en cm : 13 : hauteur en cm : 18

Matière et technique

verre


gélatino-bromure d'argent


négatif


noir et blanc

Inscriptions / marques

inscription


Sans inscription ni mention d'auteur

Description

Homme et femme âgés assis sur des chaises dans un parc ou un jardin. Plaque négative au gélatino bromure d'argent, format 13 x 18 cm. Plaque endommagée renforcée par une contre-plaque.

Fonctionnement, contexte

En 1890, Pierre-Sébastien Pianet (1861-1915) est recruté comme conservateur-surveillant du muséum et de la partie zoologique du jardin des plantes nouvellement implantée. Il se marie avec Jeanne-Ursule Schlesch en 1878 à Toulouse, c'est probablement elle qui est représentée à sa droite. Cette photographie a sans doute été réalisée à Toulouse.

Reproduction

base multimédias MHNT : https://phototheque.toulouse-metropole.fr/toulouse-museum

Statut patrimonial

Patrimonial

Mot clé

assis


barbe


canne


femme


chaise


homme


jardin


portrait


robe


éventail


Pianet Sébastien-Pierre

  • PrénomSébastien-Pierre
  • NomPianet
  • Naissance1861
  • Décès12/04/1915
  • LieuToulouse
  • Activitésdirecteur de ménagerie
  • Activitésresponsable de jardin zoologique
  • Activitésconservateur
  • Notice biographiqueDirecteur avec ses frères Émile et Jules Pianet de la Ménagerie de Indes (dite Ménagerie Pianet) qu'ils vendent en 1903. En 1890, Pierre-Sébastien Pianet est recruté comme conservateur-surveillant du muséum et de la partie zoologique du jardin des plantes nouvellement implantée. Le jardin zoologique, initié par Calvinhac en 1881 (il correspond avec Geoffroy Saint-Hilaire pour obtenir des conseils), comprend à l'origine un bassin de phoques (fontaine des Carmes déposée et remontée au jardin), un parc à daims puis des cages à fauves, singes, panthère et condor.
    Il se marie à Toulouse avec Jeanne-Ursule Schlesch le 7 avril 1878.
    La ménagerie Pianet contribue régulièrement à l'enrichissement des collections zoologiques du muséum dès son ouverture.
  • OCLC 458274320 Les dompteurs

Schlesch Jeanne-Ursule

  • PrénomJeanne-Ursule
  • NomSchlesch
  • Notice biographiqueElle épouse Pierre-Sébastien Pianet le 7 avril 1878.

Notice mise à jour

mardi 6 octobre 2026 10:09:04

Crédit photo.

Trutat Eugène

Découvrir aussi