Jeune fille malgache - plaque de verre

photographie

N° d'inventaire

MHNT.PHa.138.B60.049

Nombre d'objets

1

Désignation

Jeune fille malgache

plaque de verre

Création/Exécution

Créateur, éxécutant

Julien Gustave

  • PrénomGustave
  • NomJulien
  • Complément du nomHenri Jacques
  • Naissance15/03/1870
  • LieuToulouse
  • Décès02/08/1936
  • LieuParis
  • Activitésadministrateur colonial
  • Activitésinterprète
  • Activitésprofesseur
  • Activitésgouverneur
  • Activitésmilitaire
  • Activitésmembre de la Société de géographie de Toulouse
  • Notice biographiqueGustave Julien suit des études à l'École des interprètes de Madagascar créée par Le Myre de Villiers dès 1887 et débute sa carrière en 1890 à Tananarive en tant que commis interprète et professeur, il y sera ensuite nommé administrateur colonial.
    À partir de 1892, il participe à différentes expéditions dont la mission d'Uzès au Congo, organisée pour « venger le meurtre de Léon de Poumayrac et de sa troupe » ainsi qu'aux missions Monteil et Marchand. Il part au Tchad au 1912 sous les ordres du colonel Largeau.
    Dès 1903, il demande à être chargé de cours de langue et civilisation Malgache à Paris, appuyé par Joseph Gallieni. Statut renouvelé avec l'appui de Gaston Doumergue en 1911, puis à partir de juillet 1913 pour trois ans.
    Lors de son passage en France en 1903, il demande l'autorisation « d'emmener un domestique indigène » qui pourrait peut-être être Rainizanabelona, l'homme représenté sur des clichés de Julien transmis au muséum.
    En 1913, il est envoyé en Côte d'Ivoire. En 1915, il est nommé gouverneur des Établissements français de l'Océanie et organise l'envoi de contingents de « poilus Tahitiens » vers la Métropole.
    Il achève sa carrière administrative en tant que gouverneur de Tahiti avant de rejoindre Paris en 1920 pour se consacrer à l'enseignement.
    Lors de sa résidence à Madagascar, comme de nombreux coloniaux, il contracte le paludisme (tout comme son épouse) ce qui lui vaudra plusieurs séjours de convalescence en stations thermales tout au long de sa carrière pour anémie palustre et rhumatismes (Encausse en 1898, Ax les Thermes en 1911, Vichy en 1919).
    C'est durant son séjour à Madagascar, où il est soldat dans l'infanterie de Marine (1892-1893) puis interprète militaire (1894-1896), qu'il constitue une collection ethnographique dont il fait don au muséum de Toulouse en 1898. Il transmet les noms vernaculaires et indique l'usage de chaque item. Il transmet également une série de ses photographies et des spécimens naturalistes (paléontologie et zoologie, une petite vingtaine d'items identifiés dans les fonds) et prélève 13 crânes humains dans des sépultures et à l'issu des champs de bataille (des recherches sont en cours).
    Sa carrière lui vaut d'être récompensé par la Légion d'honneur (Croix en 1895, officier en 1914, Commandeur) et la Croix de guerre.
    Il décède en 1936 à Paris et est enterré au cimetière de Terre-Cabade à Toulouse (section 6 division 27). Durant ses séjours en France, il résidait "Villa Suzanne" (prénom de sa fille décédée enfant) au 1, rue de Madagascar à Toulouse.

    Le fonds Julien fait l'objet de recherches financées : MESRI (2024) et ANR-MILPAT (2025-2027).
  • A 06 12 44 Registre de correspondance sortante 1900-1906
  • A 09 04 77 Demande de photographies
  • [ANOM] EE II 1051 Dossier personnel Gustave Julien
  • OCLC 754152155 Mort du Gouverneur G. Julien
  • Journal officiel de Madagascar et dépendances, 13 mars 1897
  • L’Académie malgache, dans le programme de colonisation de Gallieni
  • Persée : doc/ierii_1764-8319_1978_ant_9_1_983 Le système monétaire malgache des temps anciens
  • OCLC 461974836 Dictionnaire des rues de Toulouse : voies publiques, quartiers, lieux-dits, enseignes, organisation urbaine

photographe

Époque, datation

4e quart 19e siècle

Lieu de création

Madagascar

  • Terme génériqueAfrique Australe

Mesures

hauteur en cm : 13


largeur en cm : 18

Matière et technique

verre


négatif


noir et blanc

Inscriptions / marques

inscription


inscription manuscrite par Eugène Trutat sur enveloppe


Madagascar : femme..M. Jullien

Ancienne appartenance

Trutat Eugène

  • PrénomEugène
  • NomTrutat
  • Complément du nomCharles, Louis
  • Naissance25/08/1840
  • LieuVernon
  • Décès06/08/1910
  • LieuFoix
  • Activitésphotographe
  • Activitéspyrénéiste
  • Activitésconservateur
  • Activitéspréparateur
  • Activitésdirecteur de musée
  • Activitésprofesseur de zoologie
  • Activitésmembre du Club alpin français
  • Activitésmembre de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse
  • Activitésmembre de la Société de photographie de Toulouse
  • Activitésmembre du Photo-club Toulousain
  • Notice biographiqueFils de Félix Trutat et Marie Louise Sabatier, il suit une formation en médecine et est dispensé de service militaire en 1861 pour myopie1. Il commence la photographie très tôt, initié par un ami de son père Civiale, et s'illustre en photographiant une éclipse en 1862. Également passionné de pyrénéisme et naturaliste, il est conservateur dès l’ouverture en 1865, assure l'intérim après l'éviction de Filhol en 1872 puis directeur du muséum de 1890 à 1900.
    Il dispense des cours publics de zoologie au muséum ainsi que des conférences avec projections, dont il est considéré comme l’un des précurseurs2 à une époque où l’électricité n’est pas encore distribuée3. Il a amélioré le matériel de projection pour l'alléger.

    ‘‘Évitez surtout la monotonie d’une présentation de tableaux : variez votre phrase de début le plus possible : ceci représente... nous voici devant... nous arrivons... nous nous arrêterons... ou mieux mettez de côté résolument toutes ces phrases banales et parlez du tableau qui vient d’apparaître sur la toile sans en donner tout d’abord le titre ; avec un peu d’habitude il est aisé d’éviter ce défaut capital : la monotonie’’

    Des projections, de leur utilité et de leur mode d'emploi, Trutat, 1894

    Il participe aux fondations de la Société d'histoire naturelle de Toulouse en 1866 et de la Société de photographie de Toulouse en 1875 avec Charles Fabre. Cette même année, il photographie les inondations de la crue de la Garonne.
    Il publie de nombreux ouvrages sur la photographie et ses applications, dont La photographie appliquée aux sciences naturelles en 1884. En 1891, il soutient sa thèse : Essai sur le desman des Pyrénées.
    Il est proche de Maurice Gourdon, Félix Régnault et Émile Belloc avec qui il explore les Pyrénées.
    Il effectue également des missions sous la tutelle du Ministère de l'Instruction publique notamment un voyage en Italie (1888) et l'étude des anciens glaciers des Pyrénées et de l'Espagne (1881). Il se rend en Algérie en 1881 pour le 10e congrès de l'AFAS avec Georges Ancely et Félix Régnault, séjour qu'il met à profit pour prendre des photographies et acheter un lot d'items ethnographiques à Abraham Moraly pour le compte du muséum.
    Le muséum acquiert 1010 de ses clichés le 23 novembre 1910 et quoique le registre ne le mentionne pas, la vendeuse est probablement Caroline Trutat4.

    ‘‘L'historiographe des Pyrénées, Henri Béraldi, ne l'a-t-il pas soupçonné ? « La photographie aux Pyrénées, dit-il, Trutat la personnifie quarante ans. Depuis le primitif collodion humide au Nethou jusqu'au cinématographe de la bataille des fleurs à l'allée d'Étigny. Trutat, ajoute-il, a été l'apôtre, le vulgarisateur de la conférence pyrénéiste, conférencier sobre et élégant, comme un professeur qui a la longue expérience d'un cours devant un auditoire empressé (au Muséum de Toulouse) ». Ce qui est certain, c'est que dans les Facultés où la lanterne magique de Trutat donnait lieu à des propos assez dédaigneux, il y a partout, aujourd'hui, des appareils à projection en usage. Et voici que Trutat étant mort, le professeur de géologie à la Faculté des sciences et conservateur au dit Muséum de Toulouse, M. Paquier, a pu faire pour l'un et l'autre établissements l'achat de tous ses clichés négatifs au nombre de plusieurs milliers. Trutat les avait patiemment classés, enveloppés, étiquetés. C'est une chance heureuse pour l'archéologie, l'alpinisme, la géographie, la géologie de notre Midi’’

    Hommage de Cartailhac, le Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, nov. 1910

    1. 1 R 210 - 1860, Trutat Charles Louis Eugène - AD31
    2. Dictionnaire des rues de Toulouse, Pierre Salies, 1989
    3. L’éclairage électrique des voies publiques du centre ville de Toulouse débutera en 1888, alimenté par la centrale hydroélectrique du Bazacle alors détenue par des actionnaires privés, l’électricité sera nationalisée par le Conseil National de la Résistance (CNR) en 1946 qui crée EDF. La centrale hydroélectrique du Ramier, quant à elle, est mise en service en 1922. Le muséum sera progressivement relié au réseau à partir de la fin des années 1920 (Le Bazacle – Wikipédia ; Le Midi socialiste, 7 janv. 1937 – BM de Toulouse, cote P010, Rosalis; Usine du Ramier, Patrimoines en Occitanie, consulté le 15 fév. 2020).
    4. Registre d'inventaire A 06 11 09
  • A 06 11 04 Paléontologie tertiaire Ères primaires et secondaires - copie des fiches
  • A 06 11 09 Registre d'inventaire 1880-1937
  • [AN Leonore] L2655003 Trutat, Eugène, LH//2655/3
  • [BIB. Cartailhac] C 2036 Cent ans de préhistoire toulousaine
  • OCLC 461974836 Dictionnaire des rues de Toulouse : voies publiques, quartiers, lieux-dits, enseignes, organisation urbaine
  • [AD31] 1 R 210 - 1860, Trutat Registre de matricule : Trutat Charles Louis Eugène

collection privée

Ancienne appartenance

Julien Gustave

  • PrénomGustave
  • NomJulien
  • Complément du nomHenri Jacques
  • Naissance15/03/1870
  • LieuToulouse
  • Décès02/08/1936
  • LieuParis
  • Activitésadministrateur colonial
  • Activitésinterprète
  • Activitésprofesseur
  • Activitésgouverneur
  • Activitésmilitaire
  • Activitésmembre de la Société de géographie de Toulouse
  • Notice biographiqueGustave Julien suit des études à l'École des interprètes de Madagascar créée par Le Myre de Villiers dès 1887 et débute sa carrière en 1890 à Tananarive en tant que commis interprète et professeur, il y sera ensuite nommé administrateur colonial.
    À partir de 1892, il participe à différentes expéditions dont la mission d'Uzès au Congo, organisée pour « venger le meurtre de Léon de Poumayrac et de sa troupe » ainsi qu'aux missions Monteil et Marchand. Il part au Tchad au 1912 sous les ordres du colonel Largeau.
    Dès 1903, il demande à être chargé de cours de langue et civilisation Malgache à Paris, appuyé par Joseph Gallieni. Statut renouvelé avec l'appui de Gaston Doumergue en 1911, puis à partir de juillet 1913 pour trois ans.
    Lors de son passage en France en 1903, il demande l'autorisation « d'emmener un domestique indigène » qui pourrait peut-être être Rainizanabelona, l'homme représenté sur des clichés de Julien transmis au muséum.
    En 1913, il est envoyé en Côte d'Ivoire. En 1915, il est nommé gouverneur des Établissements français de l'Océanie et organise l'envoi de contingents de « poilus Tahitiens » vers la Métropole.
    Il achève sa carrière administrative en tant que gouverneur de Tahiti avant de rejoindre Paris en 1920 pour se consacrer à l'enseignement.
    Lors de sa résidence à Madagascar, comme de nombreux coloniaux, il contracte le paludisme (tout comme son épouse) ce qui lui vaudra plusieurs séjours de convalescence en stations thermales tout au long de sa carrière pour anémie palustre et rhumatismes (Encausse en 1898, Ax les Thermes en 1911, Vichy en 1919).
    C'est durant son séjour à Madagascar, où il est soldat dans l'infanterie de Marine (1892-1893) puis interprète militaire (1894-1896), qu'il constitue une collection ethnographique dont il fait don au muséum de Toulouse en 1898. Il transmet les noms vernaculaires et indique l'usage de chaque item. Il transmet également une série de ses photographies et des spécimens naturalistes (paléontologie et zoologie, une petite vingtaine d'items identifiés dans les fonds) et prélève 13 crânes humains dans des sépultures et à l'issu des champs de bataille (des recherches sont en cours).
    Sa carrière lui vaut d'être récompensé par la Légion d'honneur (Croix en 1895, officier en 1914, Commandeur) et la Croix de guerre.
    Il décède en 1936 à Paris et est enterré au cimetière de Terre-Cabade à Toulouse (section 6 division 27). Durant ses séjours en France, il résidait "Villa Suzanne" (prénom de sa fille décédée enfant) au 1, rue de Madagascar à Toulouse.

    Le fonds Julien fait l'objet de recherches financées : MESRI (2024) et ANR-MILPAT (2025-2027).
  • A 06 12 44 Registre de correspondance sortante 1900-1906
  • A 09 04 77 Demande de photographies
  • [ANOM] EE II 1051 Dossier personnel Gustave Julien
  • OCLC 754152155 Mort du Gouverneur G. Julien
  • Journal officiel de Madagascar et dépendances, 13 mars 1897
  • L’Académie malgache, dans le programme de colonisation de Gallieni
  • Persée : doc/ierii_1764-8319_1978_ant_9_1_983 Le système monétaire malgache des temps anciens
  • OCLC 461974836 Dictionnaire des rues de Toulouse : voies publiques, quartiers, lieux-dits, enseignes, organisation urbaine

collection privée

Reproduction

base multimédias MHNT : https://phototheque.toulouse-metropole.fr/toulouse-museum

Recherche

ANR MIL-PAT (2025-2027)

Item associé sciences humaines et sociales du muséum

MHNT.PHa.138.B60.037 Jeunes filles malgaches : même sujet représenté


MHNT.PHa.138.B60.035 Jeune fille malgache : même sujet représenté


MHNT.PHa.138.B60.055 Jeunes filles malgaches : même sujet représenté

Situation

non exposé

Bibliographie

A 06 15 008 Catalogue spécial à l'anthropologie et préhistorique

  • Type de réf.inventaire
  • Type de réf.archives
  • IdentificationA 06 15 008
  • TitreCatalogue spécial à l'anthropologie et préhistorique
  • Éditeur / lieu de conservationmuséum d'histoire naturelle de Toulouse

Mot clé

portrait


jeune fille


de trois-quarts


noir & blanc

Notice mise à jour

mercredi 3 juin 2026 14:04:36

Crédit photo.

Julien Gustave

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