Bisons du Tuc d'Audoubert - relief

sculpture


miscellanées


préhistoire

N° d'inventaire

MHNT.MISC.2019.0.1

Nombre d'objets

1

Désignation

Bisons du Tuc d'Audoubert

relief

Création/Exécution

Créateur, éxécutant

Maison Camus

  • NomMaison Camus
  • Activitésmouleur
  • Notice biographiqueLa maison Camus, située square Boulingrin a moulé la sculpture des bisons du Tuc réalisée par Philippe Lacomme. Elle était tenue par Hippolyte Miquel et produisait également des statues religieuses.

mouleur

Époque, datation

03/1929

Créateur, éxécutant

Lacomme Philippe

  • PrénomPhilippe
  • NomLacomme
  • Complément du nomÉlie
  • Naissance1868
  • LieuToulouse
  • Décès01/1947
  • Activitéstaxidermiste
  • Activitéspréparateur
  • Activitésnaturaliste
  • Notice biographiqueD'une famille toulousaine modeste, il suit les cours de l'École des arts et des sciences industrielles en auditeur libre. Il est formé par Victor Bonhenry, qui devient son beau-père quand il épouse Mathilde Bonhenry en 1893. D'après Claire Dalzin (“Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse”, L’Auta, 2009), le mariage n'est pas heureux et c'est surtout une occasion pour Bonhenry, parisien fils illégitime d'un comte issu d'une famille d'artistes, de se défaire de la charge financière de sa fille pour faire la noce. Philippe et Mathilde ont une fille unique, Yvonne, atteinte de maladie grave qui décède à 43 ans.
    Lacomme travaille tout d’abord à la Maison Bonhenry-Lacomme qui fournit les gros spécimens au muséum de 1908 à 1918. À cette date, il est recruté par la ville en tant que conservateur technique, il restera au muséum jusqu’en 1945 mais continue cependant à travailler à la Maison Bonhenry-Lacomme après ses journées au musée pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses frère et sœurs et satisfaire aux exigences bourgeoises de son épouse. En 1928, il prend Lucien Blanc en apprentissage.
    Tout comme Bonhenry, il se forge une belle renommée d’artiste animalier et dépasse son maître. En 1911, il publie un article sur sa technique de montage des gros animaux : une charpente en bois sur laquelle reposent des éléments en liège, matériau léger permet la sculpture de détails anatomiques et les postures dynamiques. Il utilise cette technique pour le montage de l'éléphant du cirque Pinder, Punch, et par la suite, il fait encore évoluer cette technique et la réemploie en 1913 lors de la restauration de la girafe naturalisée en 1844 par Nicolas Joly et Achille Lavocat.
    Il est proche de Norbert Casteret qui publie dans La Nature en 1928, un article élogieux sur son procédé : « Le procédé de M. Philippe Lacomme, préparateur-conservateur technique du Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse, constitue à l’heure actuelle le dernier perfectionnement apporté à l’art si délicat de la taxidermie ». Il ajoute : « art qui prend de plus en plus d’importance et d’intérêt à notre époque où l’on assiste à la disparition, surtout parmi la grande faune, d’animaux dont il importe plus que jamais de conserver des spécimens qui présenteront, aux yeux des générations futures, les apparences de la vie » et quoiqu'aujourd'hui nous serions tenté de nous interroger sur la nécessité de conserver le vivant sous forme d'artefact, cela nous donne des indications sur la perception de ces spécimens à cette époque.
    Il a effectué des dons à titre personnel, naturalisé des spécimens en tant qu'employé et en tant que prestataire du musée et réalisé plusieurs maquettes qui font partie des fonds et dont certaines ont remporté leur petit succès.
  • A 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930
  • A 06 11 52 Journal du laboratoire 1930-1943
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k1202174x Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r Sur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé
  • [Cnum] 4KY28.114 Liège aggloméré en taxidermie

sculpteur

Époque, datation

1923

Lieu de création

muséum d'histoire naturelle de Toulouse

  • Terme génériqueToulouse

Mesures

hauteur en cm


largeur en cm


profondeur en cm


poids en kg

Matière et technique

bronze


moulé


fonte à la cire perdue

Inscriptions / marques

inscription


français


gravée


Ph. Lacomme 1923

Description

Moulage en bronze de la reproduction des bisons du Tuc.

Fonctionnement, contexte

Reproduction en bronze de la sculpture réalisée par le préparateur Philippe Lacomme d'après les originaux qu'il a pu étudier dans la grotte et qui illustrait un espace dédié au Tuc d'Audoubert dans les galeries du muséum.

Usage

enseignement

Evénement associé

Reproduction de la caverne du Tuc d'Audoubert 09/1922 muséum d'histoire naturelle de Toulouse

  • Nom de l'événementReproduction de la caverne du Tuc d'Audoubert
  • Typeexposition
  • Date09/1922 : date de début
  • Date05/1923 : date de fin
  • Lieumuséum d'histoire naturelle de Toulouse
  • DescriptionEn 1922, Philippe Lacomme réalise une maquette préparatoire au quart en vue de l'installation d'un fac-similé des bisons du Tuc d'Audoubert dans la galerie Lartet et Cartailhac du muséum. La reproduction à l'échelle 1 démarre en janvier 1923, les bisons et le rocher sont tout d'abord sculptés en liège avant d'être modelés en argile et l'installation dans la salle de préhistoire est effectuée le 30 mai.
  • PersonnalitéLacomme Philippe : préparateur
  • PersonnalitéBégouën Henri : conservateur

Lacomme Philippe : préparateur

  • PrénomPhilippe
  • NomLacomme
  • Complément du nomÉlie
  • Date de naissance1868
  • LieuToulouse
  • Date de décès01/1947
  • Activitéstaxidermiste
  • Activitéspréparateur
  • Activitésnaturaliste
  • Notice biographiqueD'une famille toulousaine modeste, il suit les cours de l'École des arts et des sciences industrielles en auditeur libre. Il est formé par Victor Bonhenry, qui devient son beau-père quand il épouse Mathilde Bonhenry en 1893. D'après Claire Dalzin (“Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse”, L’Auta, 2009), le mariage n'est pas heureux et c'est surtout une occasion pour Bonhenry, parisien fils illégitime d'un comte issu d'une famille d'artistes, de se défaire de la charge financière de sa fille pour faire la noce. Philippe et Mathilde ont une fille unique, Yvonne, atteinte de maladie grave qui décède à 43 ans.
    Lacomme travaille tout d’abord à la Maison Bonhenry-Lacomme qui fournit les gros spécimens au muséum de 1908 à 1918. À cette date, il est recruté par la ville en tant que conservateur technique, il restera au muséum jusqu’en 1945 mais continue cependant à travailler à la Maison Bonhenry-Lacomme après ses journées au musée pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses frère et sœurs et satisfaire aux exigences bourgeoises de son épouse. En 1928, il prend Lucien Blanc en apprentissage.
    Tout comme Bonhenry, il se forge une belle renommée d’artiste animalier et dépasse son maître. En 1911, il publie un article sur sa technique de montage des gros animaux : une charpente en bois sur laquelle reposent des éléments en liège, matériau léger permet la sculpture de détails anatomiques et les postures dynamiques. Il utilise cette technique pour le montage de l'éléphant du cirque Pinder, Punch, et par la suite, il fait encore évoluer cette technique et la réemploie en 1913 lors de la restauration de la girafe naturalisée en 1844 par Nicolas Joly et Achille Lavocat.
    Il est proche de Norbert Casteret qui publie dans La Nature en 1928, un article élogieux sur son procédé : « Le procédé de M. Philippe Lacomme, préparateur-conservateur technique du Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse, constitue à l’heure actuelle le dernier perfectionnement apporté à l’art si délicat de la taxidermie ». Il ajoute : « art qui prend de plus en plus d’importance et d’intérêt à notre époque où l’on assiste à la disparition, surtout parmi la grande faune, d’animaux dont il importe plus que jamais de conserver des spécimens qui présenteront, aux yeux des générations futures, les apparences de la vie » et quoiqu'aujourd'hui nous serions tenté de nous interroger sur la nécessité de conserver le vivant sous forme d'artefact, cela nous donne des indications sur la perception de ces spécimens à cette époque.
    Il a effectué des dons à titre personnel, naturalisé des spécimens en tant qu'employé et en tant que prestataire du musée et réalisé plusieurs maquettes qui font partie des fonds et dont certaines ont remporté leur petit succès.
  • BibliographieA 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930
  • BibliographieA 06 11 52 Journal du laboratoire 1930-1943
  • Bibliographie[Gallica] ark:/12148/bpt6k1202174x Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse
  • Bibliographie[Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r Sur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé
  • Bibliographie[Cnum] 4KY28.114 Liège aggloméré en taxidermie

Bégouën Henri : conservateur

  • CivilitéComte
  • PrénomHenri
  • NomBégouën
  • Date de naissance1863
  • LieuChâteauroux
  • Date de décès04/11/1956
  • LieuMontesquieu-Avantès
  • Activitésconservateur des monuments historiques
  • Activitésconservateur
  • Activitéspréhistorien
  • Notice biographiquePréhistorien, professeur, maire de Montesquieu-Avantès et directeur du journal Le Télégramme (1906-1909), il est proche d'Émile Cartailhac.
    En 1896, alors contrôleur stagiaire en Tunisie, il fouille le site archéologique d’El Maktar. Il effectue un voyage en Tchécoslovaquie en 1887. Ses fils Max, Jacques et Louis, découvrent les bisons d’argile du Tuc d’Audoubert en 1912. En 1921, à la mort de Carthailac, il prend sa succession au poste de conservateur de préhistoire. Il a fouillé les grottes de Marsoulas, Tarté et Roquecourbère avec James Townsend Jr en 1931 à l’occasion du partenariat entre la Smithsonian Institution et la faculté de Toulouse. C'est durant ces fouilles qu'ils trouvent la conque de Marsoulas. La même année, il effectue une mission dans le Hoggar, au Maroc, accompagné de son fils Max.
    Il fonde son musée à Pujol (Montesquieu-Avantès) et aujourd'hui, l'Association Louis Bégouën assure la préservation des cavernes et une partie des archives a été numérisée et est disponible sur Tolosana.
  • Bibliographie[Rosalis] ark:/12148/bpt6k5342614j Bulletin municipal de la Ville de Toulouse, 1er mai 1927

muséum d'histoire naturelle de Toulouse

Acquisition

Mode d'acquisition

préparation


Date d'acquisition

1923

État

bon état

Situation

non exposé

Statut patrimonial

Patrimonial

Bibliographie

A 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930

  • Type de réf.archives
  • IdentificationA 06 10 46
  • TitreJournal du laboratoire 1918-1930
  • AuteurLacomme Philippe
  • Date de publication1918 : entre
  • Date de publication1930 : et
  • Éditeur / lieu de conservationmuséum d'histoire naturelle de Toulouse

Mot clé

bison


objet phare ♛


bronze


Bégouën Jacques : Personne(s) représentées

  • CivilitéBaron
  • PrénomJacques
  • NomBégouën

Bégouën Louis : Personne(s) représentées

  • PrénomLouis
  • NomBégouën

Bégouën Max : Personne(s) représentées

  • CivilitéVicomte
  • PrénomMax
  • NomBégouën

Bégouën Henri : Personne(s) représentées

  • CivilitéComte
  • CivilitéComte
  • PrénomHenri
  • PrénomHenri
  • NomBégouën
  • NomBégouën
  • Naissance1863
  • Naissance1863
  • LieuChâteauroux
  • LieuChâteauroux
  • Décès04/11/1956
  • Décès04/11/1956
  • LieuMontesquieu-Avantès
  • LieuMontesquieu-Avantès
  • Activitésconservateur des monuments historiques
  • Activitésconservateur
  • Activitéspréhistorien
  • Activitésconservateur des monuments historiques
  • Activitésconservateur
  • Activitéspréhistorien
  • Notice biographiquePréhistorien, professeur, maire de Montesquieu-Avantès et directeur du journal Le Télégramme (1906-1909), il est proche d'Émile Cartailhac.
    En 1896, alors contrôleur stagiaire en Tunisie, il fouille le site archéologique d’El Maktar. Il effectue un voyage en Tchécoslovaquie en 1887. Ses fils Max, Jacques et Louis, découvrent les bisons d’argile du Tuc d’Audoubert en 1912. En 1921, à la mort de Carthailac, il prend sa succession au poste de conservateur de préhistoire. Il a fouillé les grottes de Marsoulas, Tarté et Roquecourbère avec James Townsend Jr en 1931 à l’occasion du partenariat entre la Smithsonian Institution et la faculté de Toulouse. C'est durant ces fouilles qu'ils trouvent la conque de Marsoulas. La même année, il effectue une mission dans le Hoggar, au Maroc, accompagné de son fils Max.
    Il fonde son musée à Pujol (Montesquieu-Avantès) et aujourd'hui, l'Association Louis Bégouën assure la préservation des cavernes et une partie des archives a été numérisée et est disponible sur Tolosana.
  • Notice biographiquePréhistorien, professeur, maire de Montesquieu-Avantès et directeur du journal Le Télégramme (1906-1909), il est proche d'Émile Cartailhac.
    En 1896, alors contrôleur stagiaire en Tunisie, il fouille le site archéologique d’El Maktar. Il effectue un voyage en Tchécoslovaquie en 1887. Ses fils Max, Jacques et Louis, découvrent les bisons d’argile du Tuc d’Audoubert en 1912. En 1921, à la mort de Carthailac, il prend sa succession au poste de conservateur de préhistoire. Il a fouillé les grottes de Marsoulas, Tarté et Roquecourbère avec James Townsend Jr en 1931 à l’occasion du partenariat entre la Smithsonian Institution et la faculté de Toulouse. C'est durant ces fouilles qu'ils trouvent la conque de Marsoulas. La même année, il effectue une mission dans le Hoggar, au Maroc, accompagné de son fils Max.
    Il fonde son musée à Pujol (Montesquieu-Avantès) et aujourd'hui, l'Association Louis Bégouën assure la préservation des cavernes et une partie des archives a été numérisée et est disponible sur Tolosana.
  • [Rosalis] ark:/12148/bpt6k5342614j Bulletin municipal de la Ville de Toulouse, 1er mai 1927
  • [Rosalis] ark:/12148/bpt6k5342614j Bulletin municipal de la Ville de Toulouse, 1er mai 1927

Châteauroux


Tuc d'Audoubert (grotte du)


Reproduction de la caverne du Tuc d'Audoubert 09/1922 muséum d'histoire naturelle de Toulouse

  • Type d'événementexposition
  • NomReproduction de la caverne du Tuc d'Audoubert
  • Lieumuséum d'histoire naturelle de Toulouse
  • Date09/1922 : date de début
  • Date05/1923 : date de fin
  • En 1922, Philippe Lacomme réalise une maquette préparatoire au quart en vue de l'installation d'un fac-similé des bisons du Tuc d'Audoubert dans la galerie Lartet et Cartailhac du muséum. La reproduction à l'échelle 1 démarre en janvier 1923, les bisons et le rocher sont tout d'abord sculptés en liège avant d'être modelés en argile et l'installation dans la salle de préhistoire est effectuée le 30 mai.
  • PersonneLacomme Philippe : préparateur
  • PersonneBégouën Henri : conservateur

Toulouse


Châteauroux

Notice mise à jour

vendredi 1 mai 2026 09:27:47

Crédit photo.

Vila Julia

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