Éléphant d'Asie en fureur - maquette - moulage

sculpture


miscellanées


faune

N° d'inventaire

MHNT.MISC.2018.0.1

Nombre d'objets

1

Désignation

Éléphant d'Asie en fureur


titre historique

maquette

moulage

Création/Exécution

Créateur, éxécutant

Lacomme Philippe

  • PrénomPhilippe
  • NomLacomme
  • Complément du nomÉlie
  • Naissance1868
  • LieuToulouse
  • Décès01/1947
  • Activitéstaxidermiste
  • Activitéspréparateur
  • Activitésnaturaliste
  • Notice biographiqueD'une famille toulousaine modeste, il suit les cours de l'École des arts et des sciences industrielles en auditeur libre. Il est formé par Victor Bonhenry, qui devient son beau-père quand il épouse Mathilde Bonhenry en 1893. D'après Claire Dalzin (“Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse”, L’Auta, 2009), le mariage n'est pas heureux et c'est surtout une occasion pour Bonhenry, parisien fils illégitime d'un comte issu d'une famille d'artistes, de se défaire de la charge financière de sa fille pour faire la noce. Philippe et Mathilde ont une fille unique, Yvonne, atteinte de maladie grave qui décède à 43 ans.
    Lacomme travaille tout d’abord à la Maison Bonhenry-Lacomme qui fournit les gros spécimens au muséum de 1908 à 1918. À cette date, il est recruté par la ville en tant que conservateur technique, il restera au muséum jusqu’en 1945 mais continue cependant à travailler à la Maison Bonhenry-Lacomme après ses journées au musée pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses frère et sœurs et satisfaire aux exigences bourgeoises de son épouse. En 1928, il prend Lucien Blanc en apprentissage.
    Tout comme Bonhenry, il se forge une belle renommée d’artiste animalier et dépasse son maître. En 1911, il publie un article sur sa technique de montage des gros animaux : une charpente en bois sur laquelle reposent des éléments en liège, matériau léger permet la sculpture de détails anatomiques et les postures dynamiques. Il utilise cette technique pour le montage de l'éléphant du cirque Pinder, Punch, et par la suite, il fait encore évoluer cette technique et la réemploie en 1913 lors de la restauration de la girafe naturalisée en 1844 par Nicolas Joly et Achille Lavocat.
    Il est proche de Norbert Casteret qui publie dans La Nature en 1928, un article élogieux sur son procédé : « Le procédé de M. Philippe Lacomme, préparateur-conservateur technique du Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse, constitue à l’heure actuelle le dernier perfectionnement apporté à l’art si délicat de la taxidermie ». Il ajoute : « art qui prend de plus en plus d’importance et d’intérêt à notre époque où l’on assiste à la disparition, surtout parmi la grande faune, d’animaux dont il importe plus que jamais de conserver des spécimens qui présenteront, aux yeux des générations futures, les apparences de la vie » et quoiqu'aujourd'hui nous serions tenté de nous interroger sur la nécessité de conserver le vivant sous forme d'artefact, cela nous donne des indications sur la perception de ces spécimens à cette époque.
    Il a effectué des dons à titre personnel, naturalisé des spécimens en tant qu'employé et en tant que prestataire du musée et réalisé plusieurs maquettes qui font partie des fonds et dont certaines ont remporté leur petit succès.
  • A 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930
  • A 06 11 52 Journal du laboratoire 1930-1943
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k1202174x Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r Sur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé
  • [Cnum] 4KY28.114 Liège aggloméré en taxidermie

modeleur


sculpteur


mouleur

Époque, datation

1911

Lieu de création

Toulouse

Mesures

hauteur en cm : 45


largeur en cm : 58


profondeur en cm : 22


poids en kg : 5,79

Matière et technique

plâtre


moulé

Inscriptions / marques

inscription


français


inscription gravée


Ph. Lacomme 1911 éléphant d'Asie en fureur Toulouse

Description

Moulage en plâtre de la maquette préparatoire de l'éléphant naturalisé Punch au 10e, socle rectangulaire.

Fonctionnement, contexte

Maquette de l'éléphant naturalisé Punch (du Cirque Pinder) réalisé par la Maison Bonhenry-Lacomme après commande en 1910. Sa posture dynamique (rare concernant les spécimens naturalisés, Lacomme expérimente un nouveau procédé à cette fin) renforcée par son titre « en fureur » n'est pas sans rappeler les bronzes de Théodore Rivière (L’éléphant d’Hamilcar, Tunis, 1892) qui a réalisé un médaillon de Lacomme et d'Emmanuel Frémiet (Jeune éléphant pris au piège, 1878). On peut penser que Lacomme a pu s'en inspirer.
Norbert Casteret indique (La Nature, 1928) que Lacomme a tout d'abord conçu une maquette en cire au 10e qui « fut remarquée par M. Jauzion, éditeur d’art à Toulouse, qui n’hésita pas à la faire éditer. Fondue en bronze par la maison Bernard Lyon, de Paris, elle se trouve dans le commerce ».
Gaston Astre quant à lui, avance (Le Muséum et ses galeries, 1950, pages 86-86) que cette maquette a été coulée en bronze d'art par le fondeur parisien Barbedienne. Il indique également qu'Henry Fairfield Osborn (1857-1935) alors directeur de l'American Museum of Natural History aurait déclaré n'avoir « jamais vu un montage aussi plein de vie ».
Cette maquette (ou un autre tirage) figure sur un encart publicitaire de 1926 pour la Maison Bonhenry-Lacomme « Henri Crébassol élève et successeur » (Annuaire de l'Aude, 1926).

Acquisition

Mode d'acquisition

don


Date d'acquisition

23/05/1925


Nombre d'objets

1


Donateur, testateur, vendeur

Lacomme Philippe

Lacomme Philippe

  • NomLacomme
  • PrénomPhilippe
  • Complément du nomÉlie
  • Naissance1868
  • LieuToulouse
  • Décès01/1947
  • Activitéstaxidermiste
  • Activitéspréparateur
  • Activitésnaturaliste
  • Notice biographiqueD'une famille toulousaine modeste, il suit les cours de l'École des arts et des sciences industrielles en auditeur libre. Il est formé par Victor Bonhenry, qui devient son beau-père quand il épouse Mathilde Bonhenry en 1893. D'après Claire Dalzin (“Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse”, L’Auta, 2009), le mariage n'est pas heureux et c'est surtout une occasion pour Bonhenry, parisien fils illégitime d'un comte issu d'une famille d'artistes, de se défaire de la charge financière de sa fille pour faire la noce. Philippe et Mathilde ont une fille unique, Yvonne, atteinte de maladie grave qui décède à 43 ans.
    Lacomme travaille tout d’abord à la Maison Bonhenry-Lacomme qui fournit les gros spécimens au muséum de 1908 à 1918. À cette date, il est recruté par la ville en tant que conservateur technique, il restera au muséum jusqu’en 1945 mais continue cependant à travailler à la Maison Bonhenry-Lacomme après ses journées au musée pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses frère et sœurs et satisfaire aux exigences bourgeoises de son épouse. En 1928, il prend Lucien Blanc en apprentissage.
    Tout comme Bonhenry, il se forge une belle renommée d’artiste animalier et dépasse son maître. En 1911, il publie un article sur sa technique de montage des gros animaux : une charpente en bois sur laquelle reposent des éléments en liège, matériau léger permet la sculpture de détails anatomiques et les postures dynamiques. Il utilise cette technique pour le montage de l'éléphant du cirque Pinder, Punch, et par la suite, il fait encore évoluer cette technique et la réemploie en 1913 lors de la restauration de la girafe naturalisée en 1844 par Nicolas Joly et Achille Lavocat.
    Il est proche de Norbert Casteret qui publie dans La Nature en 1928, un article élogieux sur son procédé : « Le procédé de M. Philippe Lacomme, préparateur-conservateur technique du Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse, constitue à l’heure actuelle le dernier perfectionnement apporté à l’art si délicat de la taxidermie ». Il ajoute : « art qui prend de plus en plus d’importance et d’intérêt à notre époque où l’on assiste à la disparition, surtout parmi la grande faune, d’animaux dont il importe plus que jamais de conserver des spécimens qui présenteront, aux yeux des générations futures, les apparences de la vie » et quoiqu'aujourd'hui nous serions tenté de nous interroger sur la nécessité de conserver le vivant sous forme d'artefact, cela nous donne des indications sur la perception de ces spécimens à cette époque.
    Il a effectué des dons à titre personnel, naturalisé des spécimens en tant qu'employé et en tant que prestataire du musée et réalisé plusieurs maquettes qui font partie des fonds et dont certaines ont remporté leur petit succès.
  • A 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930
  • A 06 11 52 Journal du laboratoire 1930-1943
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k1202174x Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r Sur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé
  • [Cnum] 4KY28.114 Liège aggloméré en taxidermie

Ancienne appartenance

Lacomme Philippe

  • PrénomPhilippe
  • NomLacomme
  • Complément du nomÉlie
  • Naissance1868
  • LieuToulouse
  • Décès01/1947
  • Activitéstaxidermiste
  • Activitéspréparateur
  • Activitésnaturaliste
  • Notice biographiqueD'une famille toulousaine modeste, il suit les cours de l'École des arts et des sciences industrielles en auditeur libre. Il est formé par Victor Bonhenry, qui devient son beau-père quand il épouse Mathilde Bonhenry en 1893. D'après Claire Dalzin (“Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse”, L’Auta, 2009), le mariage n'est pas heureux et c'est surtout une occasion pour Bonhenry, parisien fils illégitime d'un comte issu d'une famille d'artistes, de se défaire de la charge financière de sa fille pour faire la noce. Philippe et Mathilde ont une fille unique, Yvonne, atteinte de maladie grave qui décède à 43 ans.
    Lacomme travaille tout d’abord à la Maison Bonhenry-Lacomme qui fournit les gros spécimens au muséum de 1908 à 1918. À cette date, il est recruté par la ville en tant que conservateur technique, il restera au muséum jusqu’en 1945 mais continue cependant à travailler à la Maison Bonhenry-Lacomme après ses journées au musée pour subvenir aux besoins de sa mère et de ses frère et sœurs et satisfaire aux exigences bourgeoises de son épouse. En 1928, il prend Lucien Blanc en apprentissage.
    Tout comme Bonhenry, il se forge une belle renommée d’artiste animalier et dépasse son maître. En 1911, il publie un article sur sa technique de montage des gros animaux : une charpente en bois sur laquelle reposent des éléments en liège, matériau léger permet la sculpture de détails anatomiques et les postures dynamiques. Il utilise cette technique pour le montage de l'éléphant du cirque Pinder, Punch, et par la suite, il fait encore évoluer cette technique et la réemploie en 1913 lors de la restauration de la girafe naturalisée en 1844 par Nicolas Joly et Achille Lavocat.
    Il est proche de Norbert Casteret qui publie dans La Nature en 1928, un article élogieux sur son procédé : « Le procédé de M. Philippe Lacomme, préparateur-conservateur technique du Muséum d’Histoire naturelle de Toulouse, constitue à l’heure actuelle le dernier perfectionnement apporté à l’art si délicat de la taxidermie ». Il ajoute : « art qui prend de plus en plus d’importance et d’intérêt à notre époque où l’on assiste à la disparition, surtout parmi la grande faune, d’animaux dont il importe plus que jamais de conserver des spécimens qui présenteront, aux yeux des générations futures, les apparences de la vie » et quoiqu'aujourd'hui nous serions tenté de nous interroger sur la nécessité de conserver le vivant sous forme d'artefact, cela nous donne des indications sur la perception de ces spécimens à cette époque.
    Il a effectué des dons à titre personnel, naturalisé des spécimens en tant qu'employé et en tant que prestataire du musée et réalisé plusieurs maquettes qui font partie des fonds et dont certaines ont remporté leur petit succès.
  • A 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930
  • A 06 11 52 Journal du laboratoire 1930-1943
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k1202174x Philippe Lacomme, taxidermiste au muséum de Toulouse
  • [Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r Sur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé
  • [Cnum] 4KY28.114 Liège aggloméré en taxidermie

collection privée


1911

Reproduction

moulage : Aurait été coulée en bronze par le fondeur Barbedienne ou par Jauzion


dessin : Le muséum et ses galeries, G. Astre, 1950


photographie : Encart publicitaire, Annuaire de l'Aude, 1926

Exposition

10 ans de Re-création muséum d'histoire naturelle de Toulouse 03/02/2009 21/09/2009

Item associé sciences humaines et sociales du muséum

MHNT.PHa.912.M2.02 Structure de montage de l'éléphant Punch : photographie

Item associé sc. naturelles du muséum ou autre collection

MHNT.PRO.1 : naturalisation

  • MHNT.PRO.1
  • DescriptionÉléphant adulte nommé Punch donné par le cirque Pinder en 1908 et monté par la Maison Bonhenry-Lacomme en 1910 grâce à un nouveau procédé publié par Philippe Lacomme en 1911. Le matériau utilisé permet notamment une structure légère. Punch est aujourd'hui présenté dans le hall d'accueil du muséum.
  • Collectionmuséum d'histoire naturelle de Toulouse

État

bon état

Situation

non exposé

Statut patrimonial

Patrimonial

Bibliographie

A 06 10 46 Journal du laboratoire 1918-1930

  • Type de réf.archives
  • IdentificationA 06 10 46
  • TitreJournal du laboratoire 1918-1930
  • AuteurLacomme Philippe
  • Date de publication1918 : entre
  • Date de publication1930 : et
  • Éditeur / lieu de conservationmuséum d'histoire naturelle de Toulouse

[BIB. Cartailhac] D 643 Le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse : ses galeries

  • Type de réf.monographie
  • Identification[BIB. Cartailhac] D 643
  • TitreLe Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse : ses galeries
  • AuteurAstre Gaston : auteur
  • Date de publication1950
  • Éditeur / lieu de conservationmuséum d'histoire naturelle de Toulouse
  • Lieu de publicationToulouse

[Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r Sur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé

  • Type de réf.article
  • Identification[Gallica] ark:/12148/bpt6k5458512r
  • TitreSur un nouveau procédé de montage et de naturalisation des grands animaux au moyen du liège armé
  • AuteurLacomme Philippe : auteur
  • Date de publication1911
  • Éditeur / lieu de conservationSociété zoologique de France

[Cnum] 4KY28.114 Liège aggloméré en taxidermie

  • Type de réf.article
  • Identification[Cnum] 4KY28.114
  • TitreLiège aggloméré en taxidermie
  • AuteurCasteret Norbert
  • Date de publication1928

Mot clé

eléphant


représentation animalière


objet phare ♛


blanc


Punch : Personne(s) représentées

  • NomPunch

Notice mise à jour

vendredi 1 mai 2026 09:27:35

Crédit photo.

Vila Julia

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